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mardi 26 juillet 2011

Libération de 18 592 articles scientifiques du domaine public

^^

 
 

Envoyé par io2a via Google Reader :

 
 

via Marlène's corner de marlened le 25/07/11

« Ce texte a été publié à l'origine sur the Pirate Bay, en tant que descriptif accompagnant le  fichier torrent des documents.
Cette archive contient 18 592 publications scientifiques, représentant un total de 33 Go, provenant toutes de la revue Philosophical Transactions of the Royal Society.
Elles devraient toutes être accessibles à tout le monde gratuitement, mais la plupart n'est disponible jusqu'ici que moyennant finances via des intermédiaires payants  comme JSTOR. Un accès limité à ces documents coûte généralement 19$ par article, voire 8$ pour certains des documents  plus anciens. L'achat de cette collection d'articles à l'unité coûterait des centaines de milliers de dollars. L'archive contient également les métadonnées de base permettant de localiser les articles par titre, auteur ou date de publication, ainsi qu'un fichier de contrôle pour vérifier l'intégrité des données. Je suis en possession de ces fichiers depuis longtemps, mais j'ai toujours eu peur d'être poursuivi en justice à tort par ceux qui en contrôlent l'accès si je les publiais. Je pense désormais avoir pris une mauvaise décision.

Le 19 juillet 2011, Aaron Swartz a été mis en accusation par le Ministre de la Justice des Etats-Unis pour avoir téléchargé trop d'articles scientifiques depuis la base de données JSTOR.

La publication scientifique est un système curieux – les auteurs ne sont pas payés pour leur travail de rédaction, non plus que les personnes qui valident les articles (ce sont juste d'autres universitaires non payés), et, dans certaines disciplines, les membres des comités éditoriaux des revues ne sont pas non plus rémunérés. Parfois même les auteurs doivent payer les éditeurs.
Pourtant, les articles scientifiques figurent parmi les publications les plus chères de la littérature commerciale.
Avant, les frais d'accès élevés servaient à financer les coûts considérables de reproduction au format papier  de ces revues de niche, mais la diffusion en ligne a rendu ce procédé obsolète. Pour autant que je sache, les coûts d'accès que nous payons aujourd'hui n'ont plus guère de justification, sauf à perpétuer un modèle économique mort. La pression du « publier ou périr » dans le monde scientifique met les universitaires dans une position de faiblesse pour négocier, à laquelle s'ajoute la forte inertie du système actuel. Ceux qui ont le plus de pouvoir pour changer le système – les chercheurs titulaires reconnus, dont les travaux donnent de la légitimité et du prestige aux revues, plutôt que l'inverse – sont les moins touchés par les faiblesses de ce système. Eux sont soutenus par des institutions qui leur fournissent de façon transparente les accès à toutes les ressources dont ils ont besoin. Et comme les revues ont besoin d'eux, ils peuvent se permettre de demander des modifications aux contrats d'édition standard sans risquer leur carrière par la perte d'une opportunité de publication. Beaucoup d'entre eux ne réalisent pas dans quelle mesure le travail universitaire est inaccessible au grand public, ni le bénéfice que pourrait apporter ce travail en dehors des universités.
Les grands éditeurs peuvent désormais acheter l'influence politique dont ils ont besoin pour déformer le périmètre commercial étroit de la protection du droit d'auteur, en l'étendant à des secteurs pour lesquels celui-ci est complètement inapplicable (des reproductions fidèles de documents historiques et d'art, par exemple), et en exploitant le travail de scientifiques non payés. Ils sont même capables de faire payer aux contribuables les poursuites au pénal qu'ils intentent contre une société libre  (alors que le droit d'auteur relève traditionnellement du civil) et en faisant payer aux institutions publiques des frais d'abonnement exorbitants.

Le droit d'auteur est une fiction juridique qui représente un compromis étroit : nous abandonnons une partie de notre droit naturel à échanger de l'information contre la création d'une incitation économique pour les auteurs, afin que nous puissions tous bénéficier de plus de contenus. Lorsque les éditeurs abusent du système pour justifier leur propre existence, lorsqu'ils déforment les limites de la zone de validité du droit d'auteur, lorsqu'ils usent de menaces de contentieux sans fondement pour supprimer la diffusion de travaux appartenant au domaine public, c'est toute la communauté qu'ils dépossèdent.
Il y a plusieurs années, je suis entré en possession, par des moyens ennuyeux et légaux, d'une grande quantité de documents provenant de JSTOR. Les documents en question sont les archives historiques des Philosophical Transactions of the Royal Society, une revue prestigieuse, avec une antériorité remontant au XVIème siècle. Les documents inclus dans cette archive constituent une partie de l'ensemble de ces archives, ce sont ceux qui ont été publiés avant 1923, et qui font donc manifestement partie du domaine public. Ils représentent 33 Go de données (18 592 articles). Ils font partie de l'héritage partagé de l'humanité, et sont légalement dans le domaine public, mais on ne peut pas y accéder librement. Au lieu de cela, ils sont disponibles moyennant 19$ l'article, pour une durée d'un mois, pour une seule personne, sur un seul ordinateur. C'est du vol. De vos biens.
Lorsque j'ai récupéré ces documents, j'avais prévu de les télécharger sur le site de Wikipedia consacré aux documents de référence, Wikisource, où ils auraient pu être liés à Wikipédia, apportant ainsi un contexte historique intéressant aux articles de l'encyclopédie. Par exemple, Uranus a été découvert en 1781 par William Herschel : pourquoi ne pas jeter un oeil aux articles originaux dans lesquels il a exposé sa découverte ? (Ou à l'une de ses publications suivantes sur ses satellites, ou encore aux douzaines d'autres articles qu'il a écrits ?). Mais j'ai rapidement réalisé que la situation était rien moins que séduisante : publier librement les documents m'exposerait vraisemblablement à un contentieux de la part des éditeurs.
Comme dans bien d'autres cas, je pouvais m'attendre à ce qu'ils avancent que leur reproduction fidèle – le scan des documents – crée une nouvelle source de droit d'auteur. Ou que le fait de diffuser les documents avec le marquage à leur nom constitue une copie illégale de leur marque. Il pouvaient aussi poursuivre [...] en alléguant que celui qui avait récupéré les fichiers avait violé une disposition anti-piratage. Lors de l'enquête discrète que j'ai entreprise, je n'ai trouvé personne disposé à couvrir les frais potentiels que je risquais d'avoir à payer, même si la seule action illégale ici est l'usage frauduleux fait par JSTOR du droit d'auteur et par la Royal Society en ne donnant pas accès au public à ce qui est légalement et moralement sa propriété. Pendant ce temps, à l'occasion de son 350 ème anniversaire, la Royal Society a annoncé, en grande fanfare, qu'elle mettait à la disposition de tous ses archives historiques librement – librement signifiant seulement ici « dans des conditions exécrables », avec un accès limité à environ 100 articles.

Trop souvent les revues, les galeries et les musées ne sont plus des disséminateurs de la connaissance – comme le suggèrent leurs nobles lettres de mission – mais des censeurs du savoir, parce que censurer, c'est la seule chose qu'ils font mieux que ce que fait Internet. L'administration et la « curation » sont des fonctions précieuses, mais leur valeur est négative lorsqu'il n'y a qu'un seul administrateur et qu'un seul « curateur », seul juge à décider in fine de ce que les autres peuvent voir et savoir. Si leur recommandation est valable, on en tiendra compte sans avoir besoin de museler la concurrence par un usage abusif et coercitif du droit d'auteur. La dissémination libérale de la connaissance est essentielle à la recherche scientifique. Dans ce domaine plus que dans tout autre, l'application d'un droit d'auteur restrictif n'est pas appropriée aux oeuvres scientifiques : il n'y a pas de question épineuse sur comment payer les auteurs ou les validateurs, puisqu'ils ne sont pas payés par les éditeurs. Et contrairement au cas de 'simples' oeuvres artistiques, un accès ouvert aux publications scientifiques a des conséquences sur le bien-être de l'humanité. L'assurance de notre survie peut même en dépendre. Si je peux ôter ne serait-ce qu'un dollar des revenus gagnés malhonnêtement par une industrie empoisonnée qui agit pour limiter notre connaissance scientifique et historique, alors quel que soit le coût personnel que cela représente, ce sera justifié – ce sera un dollar de moins dépensé dans la bataille contre la connaissance. Un dollar de moins dépensé dans les actions de lobbying pour des lois qui criminalisent le téléchargement de trop d'articles scientifiques.

J'ai envisagé la diffusion de ces documents anonymement, mais on m'a fait remarquer que les procureurs zélés d'Aaron Swartz l'accuseraient probablement d'avoir manigancé tout ça et l'ajouteraient à la liste croissante des charges ridicules contre lui. Ce qui ne me donnait pas bonne conscience, et puis en général je pense qu'il vaut mieux assumer ce qu'on fait nommément. Je suis intéressé par toutes les découvertes ou les applications utiles qui pourront être faites de cette archive.« 

Papers from Philosophical Transactions of the Royal Society – Greg Maxwell, 20 juillet 2011

Merci à @Calimaq [S.I.Lex] et @Thelonious_moon [Numeribib] pour leur relecture et leurs suggestions précieuses ! Ce dernier me fait remarquer que l'attaque de Greg Maxwell contre les éditeurs qui s'approprient des productions du domaine public pour les privatiser et les monétiser, trouve un large écho dans l'ouvrage de Lawrence Lessig The Future of Ideas, (Random House, 2001), traduit en France sous le titre de « L'Avenir des Idées », aux éditions PUL, en 2006 [malheureusement pas disponible en ligne dans sa version française, MD]. Voir notamment ce passage pp. 316-317 :
« Un problème qui empoisonne souvent la vie des créateurs est celui des œuvres que l'on prétend couvertes par un droit d'auteur alors qu'elles ne le sont pas. Par exemple, il est courant que les éditeurs déclarent posséder un droit d'auteur que la loi ne leur accorde absolument pas, ainsi que le font les éditeurs de partitions, qui mentionnent souvent un copyright sur des œuvres tombées dans le domaine public.
Cette pratique est une violation des lois existantes. C'est un délit que de prétendre posséder des droits d'auteur quand ce n'est pas le cas, mais la seule peine prévue par la loi aux Etats-Unis passe par une plainte déposée par un procureur. Il est évident que les procureurs ont mieux à faire; personne n'a jamais été poursuivi pour une infraction de ce type.(1)
Ce serait pourtant pain bénit pour les avocats. Comme le suggère le Professeur David Lange:
Des prétentions […] aussi extravagantes au regard de la réalité […] devraient donner lieu à des poursuites implacables pour obtenir des dommages intérêts dissuasifs, fondés sur un préjudice […] qui mérite l'appellation « d'abus exorbitant ».(2)
Le Congrès pourrait autoriser des personnes privées à entamer des poursuites contre les fausses revendications de copyright. En cas de victoire, les plaignants pourraient alors se faire reconnaître des dommages en plus du remboursement de leurs frais. De plus, une fois rendues publiques, ces affaires pourraient changer le comportement des éditeurs. »

(1) Stephen Fishman, The Public Domain, Berkeley, Calif., Nolo, 2000, 2/9 (« Prétendre posséder un copyright sur une oeuvre du domaine public est un délit fédéral, mais la peine maximum pour ce type de conduite délictueuse est une amende de 2500 dollars [17 USC §506(c)]. D'ailleurs, personne n'a jamais été poursuivi pour cette infraction »).[Inaccessible en ligne]
(2) David Lange, « Recognizing the Public Domain », Law & Contemporary Problems44 (1981), pp. 147, 146. [Accessible en ligne sur abonnement via HeinOnline]

[Photo : brotherxii]


Filed under: Curiosités, Domaine public

 
 

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« Ce texte a été publié à l'origine sur the Pirate Bay, en tant que descriptif accompagnant le  fichier torrent des documents.
Cette archive contient 18 592 publications scientifiques, représentant un total de 33 Go, provenant toutes de la revue Philosophical Transactions of the Royal Society.
Elles devraient toutes être accessibles à tout le monde gratuitement, mais la plupart n'est disponible jusqu'ici que moyennant finances via des intermédiaires payants  comme JSTOR. Un accès limité à ces documents coûte généralement 19$ par article, voire 8$ pour certains des documents  plus anciens. L'achat de cette collection d'articles à l'unité coûterait des centaines de milliers de dollars. L'archive contient également les métadonnées de base permettant de localiser les articles par titre, auteur ou date de publication, ainsi qu'un fichier de contrôle pour vérifier l'intégrité des données. Je suis en possession de ces fichiers depuis longtemps, mais j'ai toujours eu peur d'être poursuivi en justice à tort par ceux qui en contrôlent l'accès si je les publiais. Je pense désormais avoir pris une mauvaise décision.

Le 19 juillet 2011, Aaron Swartz a été mis en accusation par le Ministre de la Justice des Etats-Unis pour avoir téléchargé trop d'articles scientifiques depuis la base de données JSTOR.

La publication scientifique est un système curieux – les auteurs ne sont pas payés pour leur travail de rédaction, non plus que les personnes qui valident les articles (ce sont juste d'autres universitaires non payés), et, dans certaines disciplines, les membres des comités éditoriaux des revues ne sont pas non plus rémunérés. Parfois même les auteurs doivent payer les éditeurs.
Pourtant, les articles scientifiques figurent parmi les publications les plus chères de la littérature commerciale.
Avant, les frais d'accès élevés servaient à financer les coûts considérables de reproduction au format papier  de ces revues de niche, mais la diffusion en ligne a rendu ce procédé obsolète. Pour autant que je sache, les coûts d'accès que nous payons aujourd'hui n'ont plus guère de justification, sauf à perpétuer un modèle économique mort. La pression du « publier ou périr » dans le monde scientifique met les universitaires dans une position de faiblesse pour négocier, à laquelle s'ajoute la forte inertie du système actuel. Ceux qui ont le plus de pouvoir pour changer le système – les chercheurs titulaires reconnus, dont les travaux donnent de la légitimité et du prestige aux revues, plutôt que l'inverse – sont les moins touchés par les faiblesses de ce système. Eux sont soutenus par des institutions qui leur fournissent de façon transparente les accès à toutes les ressources dont ils ont besoin. Et comme les revues ont besoin d'eux, ils peuvent se permettre de demander des modifications aux contrats d'édition standard sans risquer leur carrière par la perte d'une opportunité de publication. Beaucoup d'entre eux ne réalisent pas dans quelle mesure le travail universitaire est inaccessible au grand public, ni le bénéfice que pourrait apporter ce travail en dehors des universités.
Les grands éditeurs peuvent désormais acheter l'influence politique dont ils ont besoin pour déformer le périmètre commercial étroit de la protection du droit d'auteur, en l'étendant à des secteurs pour lesquels celui-ci est complètement inapplicable (des reproductions fidèles de documents historiques et d'art, par exemple), et en exploitant le travail de scientifiques non payés. Ils sont même capables de faire payer aux contribuables les poursuites au pénal qu'ils intentent contre une société libre  (alors que le droit d'auteur relève traditionnellement du civil) et en faisant payer aux institutions publiques des frais d'abonnement exorbitants.

Le droit d'auteur est une fiction juridique qui représente un compromis étroit : nous abandonnons une partie de notre droit naturel à échanger de l'information contre la création d'une incitation économique pour les auteurs, afin que nous puissions tous bénéficier de plus de contenus. Lorsque les éditeurs abusent du système pour justifier leur propre existence, lorsqu'ils déforment les limites de la zone de validité du droit d'auteur, lorsqu'ils usent de menaces de contentieux sans fondement pour supprimer la diffusion de travaux appartenant au domaine public, c'est toute la communauté qu'ils dépossèdent.
Il y a plusieurs années, je suis entré en possession, par des moyens ennuyeux et légaux, d'une grande quantité de documents provenant de JSTOR. Les documents en question sont les archives historiques des Philosophical Transactions of the Royal Society, une revue prestigieuse, avec une antériorité remontant au XVIème siècle. Les documents inclus dans cette archive constituent une partie de l'ensemble de ces archives, ce sont ceux qui ont été publiés avant 1923, et qui font donc manifestement partie du domaine public. Ils représentent 33 Go de données (18 592 articles). Ils font partie de l'héritage partagé de l'humanité, et sont légalement dans le domaine public, mais on ne peut pas y accéder librement. Au lieu de cela, ils sont disponibles moyennant 19$ l'article, pour une durée d'un mois, pour une seule personne, sur un seul ordinateur. C'est du vol. De vos biens.
Lorsque j'ai récupéré ces documents, j'avais prévu de les télécharger sur le site de Wikipedia consacré aux documents de référence, Wikisource, où ils auraient pu être liés à Wikipédia, apportant ainsi un contexte historique intéressant aux articles de l'encyclopédie. Par exemple, Uranus a été découvert en 1781 par William Herschel : pourquoi ne pas jeter un oeil aux articles originaux dans lesquels il a exposé sa découverte ? (Ou à l'une de ses publications suivantes sur ses satellites, ou encore aux douzaines d'autres articles qu'il a écrits ?). Mais j'ai rapidement réalisé que la situation était rien moins que séduisante : publier librement les documents m'exposerait vraisemblablement à un contentieux de la part des éditeurs.
Comme dans bien d'autres cas, je pouvais m'attendre à ce qu'ils avancent que leur reproduction fidèle – le scan des documents – crée une nouvelle source de droit d'auteur. Ou que le fait de diffuser les documents avec le marquage à leur nom constitue une copie illégale de leur marque. Il pouvaient aussi poursuivre [...] en alléguant que celui qui avait récupéré les fichiers avait violé une disposition anti-piratage. Lors de l'enquête discrète que j'ai entreprise, je n'ai trouvé personne disposé à couvrir les frais potentiels que je risquais d'avoir à payer, même si la seule action illégale ici est l'usage frauduleux fait par JSTOR du droit d'auteur et par la Royal Society en ne donnant pas accès au public à ce qui est légalement et moralement sa propriété. Pendant ce temps, à l'occasion de son 350 ème anniversaire, la Royal Society a annoncé, en grande fanfare, qu'elle mettait à la disposition de tous ses archives historiques librement – librement signifiant seulement ici « dans des conditions exécrables », avec un accès limité à environ 100 articles.

Trop souvent les revues, les galeries et les musées ne sont plus des disséminateurs de la connaissance – comme le suggèrent leurs nobles lettres de mission – mais des censeurs du savoir, parce que censurer, c'est la seule chose qu'ils font mieux que ce que fait Internet. L'administration et la « curation » sont des fonctions précieuses, mais leur valeur est négative lorsqu'il n'y a qu'un seul administrateur et qu'un seul « curateur », seul juge à décider in fine de ce que les autres peuvent voir et savoir. Si leur recommandation est valable, on en tiendra compte sans avoir besoin de museler la concurrence par un usage abusif et coercitif du droit d'auteur. La dissémination libérale de la connaissance est essentielle à la recherche scientifique. Dans ce domaine plus que dans tout autre, l'application d'un droit d'auteur restrictif n'est pas appropriée aux oeuvres scientifiques : il n'y a pas de question épineuse sur comment payer les auteurs ou les validateurs, puisqu'ils ne sont pas payés par les éditeurs. Et contrairement au cas de 'simples' oeuvres artistiques, un accès ouvert aux publications scientifiques a des conséquences sur le bien-être de l'humanité. L'assurance de notre survie peut même en dépendre. Si je peux ôter ne serait-ce qu'un dollar des revenus gagnés malhonnêtement par une industrie empoisonnée qui agit pour limiter notre connaissance scientifique et historique, alors quel que soit le coût personnel que cela représente, ce sera justifié – ce sera un dollar de moins dépensé dans la bataille contre la connaissance. Un dollar de moins dépensé dans les actions de lobbying pour des lois qui criminalisent le téléchargement de trop d'articles scientifiques.

J'ai envisagé la diffusion de ces documents anonymement, mais on m'a fait remarquer que les procureurs zélés d'Aaron Swartz l'accuseraient probablement d'avoir manigancé tout ça et l'ajouteraient à la liste croissante des charges ridicules contre lui. Ce qui ne me donnait pas bonne conscience, et puis en général je pense qu'il vaut mieux assumer ce qu'on fait nommément. Je suis intéressé par toutes les découvertes ou les applications utiles qui pourront être faites de cette archive.« 

Papers from Philosophical Transactions of the Royal Society – Greg Maxwell, 20 juillet 2011

Merci à @Calimaq [S.I.Lex] et @Thelonious_moon [Numeribib] pour leur relecture et leurs suggestions précieuses ! Ce dernier me fait remarquer que l'attaque de Greg Maxwell contre les éditeurs qui s'approprient des productions du domaine public pour les privatiser et les monétiser, trouve un large écho dans l'ouvrage de Lawrence Lessig The Future of Ideas, (Random House, 2001), traduit en France sous le titre de « L'Avenir des Idées », aux éditions PUL, en 2006 [malheureusement pas disponible en ligne dans sa version française, MD]. Voir notamment ce passage pp. 316-317 :
« Un problème qui empoisonne souvent la vie des créateurs est celui des œuvres que l'on prétend couvertes par un droit d'auteur alors qu'elles ne le sont pas. Par exemple, il est courant que les éditeurs déclarent posséder un droit d'auteur que la loi ne leur accorde absolument pas, ainsi que le font les éditeurs de partitions, qui mentionnent souvent un copyright sur des œuvres tombées dans le domaine public.
Cette pratique est une violation des lois existantes. C'est un délit que de prétendre posséder des droits d'auteur quand ce n'est pas le cas, mais la seule peine prévue par la loi aux Etats-Unis passe par une plainte déposée par un procureur. Il est évident que les procureurs ont mieux à faire; personne n'a jamais été poursuivi pour une infraction de ce type.(1)
Ce serait pourtant pain bénit pour les avocats. Comme le suggère le Professeur David Lange:
Des prétentions […] aussi extravagantes au regard de la réalité […] devraient donner lieu à des poursuites implacables pour obtenir des dommages intérêts dissuasifs, fondés sur un préjudice […] qui mérite l'appellation « d'abus exorbitant ».(2)
Le Congrès pourrait autoriser des personnes privées à entamer des poursuites contre les fausses revendications de copyright. En cas de victoire, les plaignants pourraient alors se faire reconnaître des dommages en plus du remboursement de leurs frais. De plus, une fois rendues publiques, ces affaires pourraient changer le comportement des éditeurs. »

(1) Stephen Fishman, The Public Domain, Berkeley, Calif., Nolo, 2000, 2/9 (« Prétendre posséder un copyright sur une oeuvre du domaine public est un délit fédéral, mais la peine maximum pour ce type de conduite délictueuse est une amende de 2500 dollars [17 USC §506(c)]. D'ailleurs, personne n'a jamais été poursuivi pour cette infraction »).[Inaccessible en ligne]
(2) David Lange, « Recognizing the Public Domain », Law & Contemporary Problems44 (1981), pp. 147, 146. [Accessible en ligne sur abonnement via HeinOnline]

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mardi 12 juillet 2011

Les effets pervers des palmarès d’universités / Blog de la rédaction du Mond...

 
 

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via (titre inconnu) de Blog Centre E. Durkheim le 12/07/11

Les effets pervers des palmarès d'universités

Les palmarès d'universités régulièrement publiés dans la presse sont souvent erronés, leur méthodologie est parfois douteuse et ils ont des effets pervers sur les choix des étudiants et le comportement des établissements.

Ce sont les accusations portées par une étude de 85 pages publiée le 17 juin par l'Association européenne des universités (EUA)  (« Global university rankings and their impact », http://www.eua.be/pubs/Global_University_Rankings_and_Their_Impact.pdf),  qui décortique 13 de ces palmarès, dont le fameux « palmarès de Shanghaï » ou encore ceux publiés chaque année par le Times Higher Education ou par US News & World Report.

L'EUA rappelle d'abord que ces palmarès rencontrent un grand succès auprès du public, en raison de leur simplicité, de leur volonté de « faire la transparence » et leur intention affichée de faciliter le choix du « consommateur », mais aussi auprès des décideurs politiques, qui ont tendance à user de ces palmarès pour porter un diagnostic sur l'ensemble du système universitaire d'un pays, et de prôner alors des politiques visant à « améliorer la performance » des universités nationales au sein de ces palmarès…. Lire la suite



 
 

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Les effets pervers des palmarès d'universités

Les palmarès d'universités régulièrement publiés dans la presse sont souvent erronés, leur méthodologie est parfois douteuse et ils ont des effets pervers sur les choix des étudiants et le comportement des établissements.

Ce sont les accusations portées par une étude de 85 pages publiée le 17 juin par l'Association européenne des universités (EUA)  (« Global university rankings and their impact », http://www.eua.be/pubs/Global_University_Rankings_and_Their_Impact.pdf),  qui décortique 13 de ces palmarès, dont le fameux « palmarès de Shanghaï » ou encore ceux publiés chaque année par le Times Higher Education ou par US News & World Report.

L'EUA rappelle d'abord que ces palmarès rencontrent un grand succès auprès du public, en raison de leur simplicité, de leur volonté de « faire la transparence » et leur intention affichée de faciliter le choix du « consommateur », mais aussi auprès des décideurs politiques, qui ont tendance à user de ces palmarès pour porter un diagnostic sur l'ensemble du système universitaire d'un pays, et de prôner alors des politiques visant à « améliorer la performance » des universités nationales au sein de ces palmarès…. Lire la suite



 
 

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dimanche 26 juin 2011

Performance Indicators of German Max Plank Gesellschaft Research Institutes

 
 

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via Scimago Lab Blog de Scimago Lab le 25/06/11

Felix de Moya Anegon. In the previous post on Performance Indicators of Spanish CSIC Research Institutes, we started up a series of post intended to characterize, through scientometrics methods, the research activity carried out at the huge Government Organizations leading National Systems of Science (National Research Councils and Science Academies), mainly in countries from Europe and Asia. Now, it is the turn of German Max Plank Gesellschaft. The following table (in PDF format) shows scientometric indicators of research output, impact and collaboration related to Max Plank research institutes. Its main goal does not consist in setting a league table of Max Plank centers, but to highlight some of the differential characteristics involving the research outcomes achieved by these institutes.

In order to show value trends, the table includes three consecutive 5-year periods (2003-2007, 2004-2008 and 2005-2009). Ranking criteria is the output of institutions during the period 2005-2009. Also, the institutes are color-marked to indicate which ones have Normalized Impact values higher than Max Plank NI average, which overpass German NI average and which ones fall below.

Beforehand, to help put the information in the table into context, we include here the same indicators referred to Max Plank entire institution and to Germany:

MAX PLANK Output % IC NI % Q1
2003-2007 46,111 64.1 1.8 73.5
2004-2008 48,338 64.5 1.8 72.7
2005-2009 50,038 65.0 1.8 72.2
GERMANY Output % IC NI % Q1
2003-2007 577,881 41.2 1.3 52.6
2004-2008 609,033 42.1 1.3 52.3
2005-2009 634,385 43.1 1.3 52.0

The indicators exposed are the following:

Output

The output or number of scientific papers published in scholarly journals reveals the ability of an institution to produce scientific knowledge. Output values are affected by institution sizes and research profiles, among others factors. The Output indicator forms the basis for more complex metrics. At co-authored publications a score is assigned to each contributing institution through the author's institutional address.

International Collaboration IC(%)

This indicator shows the ability of institutions to create international research links through the output ratio that has been produced in collaboration with foreign institutions. The values are computed by analyzing the institution's output whose affiliations include more than one country address.

Normalized Impact NI

Normalized Impact scores indicate the scientific impact that institutions have over the scientific community. In order to obtain a fair measurement of such impact, its calculation removes the influence due to institutions' size and research profile making it ideal for comparing research performance. Normalized Impact values show the ratio between the average scientific impact of an institution and the world average impact of publications of the same time frame, document type and subject category. The values are expressed in percentages and show the relationship of the institution's average impact to the world average, which is 1, –i.e. a score of 0.8 means the institution is cited 20% below world average and 1.3 means the institution is cited 30% above world average. Normalized Impact is computed using the methodology established by the Karolinska Intitutet in Sweden where it is named "Item oriented field normalized citation score average". The long name used is because the normalization of the citation values is done on an individual article level. Further information on the methodology at Bibliometric Handbook for Karolinska Institutet .

High Quality Publications Q1(%)

Ratio of publications an institution publishes in the world most influential scholarly journals. Journals considered for this indicator are those ranked in the first quartile (25%) in their categories as ordered by SCImago Journal Rank SJR indicator.

photoFélix de Moya Anegón is Research Professor at the Institute of Public Goods and Policies (IPP) from the Spanish National Research Council (CSIC), his academic interests include scientometrics, bibliometrics, research evaluation and science policy; he has published around 100 papers in these fields. He is SCImago Research Group's main researcher, where he has leaded renowned bibliometic projects including Scimago Journal & Country Rank, Scimago Institution Rankings and The Atlas of Science. Prof. De Moya is also advisor for Science Policy issues for national organizations of science and technology and research institutions around the world.


 
 

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Felix de Moya Anegon. In the previous post on Performance Indicators of Spanish CSIC Research Institutes, we started up a series of post intended to characterize, through scientometrics methods, the research activity carried out at the huge Government Organizations leading National Systems of Science (National Research Councils and Science Academies), mainly in countries from Europe and Asia. Now, it is the turn of German Max Plank Gesellschaft. The following table (in PDF format) shows scientometric indicators of research output, impact and collaboration related to Max Plank research institutes. Its main goal does not consist in setting a league table of Max Plank centers, but to highlight some of the differential characteristics involving the research outcomes achieved by these institutes.

In order to show value trends, the table includes three consecutive 5-year periods (2003-2007, 2004-2008 and 2005-2009). Ranking criteria is the output of institutions during the period 2005-2009. Also, the institutes are color-marked to indicate which ones have Normalized Impact values higher than Max Plank NI average, which overpass German NI average and which ones fall below.

Beforehand, to help put the information in the table into context, we include here the same indicators referred to Max Plank entire institution and to Germany:

MAX PLANK Output % IC NI % Q1
2003-2007 46,111 64.1 1.8 73.5
2004-2008 48,338 64.5 1.8 72.7
2005-2009 50,038 65.0 1.8 72.2
GERMANY Output % IC NI % Q1
2003-2007 577,881 41.2 1.3 52.6
2004-2008 609,033 42.1 1.3 52.3
2005-2009 634,385 43.1 1.3 52.0

The indicators exposed are the following:

Output

The output or number of scientific papers published in scholarly journals reveals the ability of an institution to produce scientific knowledge. Output values are affected by institution sizes and research profiles, among others factors. The Output indicator forms the basis for more complex metrics. At co-authored publications a score is assigned to each contributing institution through the author's institutional address.

International Collaboration IC(%)

This indicator shows the ability of institutions to create international research links through the output ratio that has been produced in collaboration with foreign institutions. The values are computed by analyzing the institution's output whose affiliations include more than one country address.

Normalized Impact NI

Normalized Impact scores indicate the scientific impact that institutions have over the scientific community. In order to obtain a fair measurement of such impact, its calculation removes the influence due to institutions' size and research profile making it ideal for comparing research performance. Normalized Impact values show the ratio between the average scientific impact of an institution and the world average impact of publications of the same time frame, document type and subject category. The values are expressed in percentages and show the relationship of the institution's average impact to the world average, which is 1, –i.e. a score of 0.8 means the institution is cited 20% below world average and 1.3 means the institution is cited 30% above world average. Normalized Impact is computed using the methodology established by the Karolinska Intitutet in Sweden where it is named "Item oriented field normalized citation score average". The long name used is because the normalization of the citation values is done on an individual article level. Further information on the methodology at Bibliometric Handbook for Karolinska Institutet .

High Quality Publications Q1(%)

Ratio of publications an institution publishes in the world most influential scholarly journals. Journals considered for this indicator are those ranked in the first quartile (25%) in their categories as ordered by SCImago Journal Rank SJR indicator.

photoFélix de Moya Anegón is Research Professor at the Institute of Public Goods and Policies (IPP) from the Spanish National Research Council (CSIC), his academic interests include scientometrics, bibliometrics, research evaluation and science policy; he has published around 100 papers in these fields. He is SCImago Research Group's main researcher, where he has leaded renowned bibliometic projects including Scimago Journal & Country Rank, Scimago Institution Rankings and The Atlas of Science. Prof. De Moya is also advisor for Science Policy issues for national organizations of science and technology and research institutions around the world.


 
 

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lundi 20 juin 2011

Performance Indicators of Spanish CSIC Research Institutes

 
 

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via Scimago Lab Blog de Scimago Lab le 20/06/11

Felix de Moya Anegon. The major European national research councils –Max Plank Society from Germany, Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) from France, Italian's Consiglio Nazionale delle Ricerche (CNR) or Spanish's Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC)– and science academies from Eastern Europe countries and Asia including China, Russia (russian only) or Ucrania have highly complex institutional structures consisting of tens or hundreds of research institutes with diverse scientific missions. From a scientometric point of view, the characterization of such institutional complexity demands the use of performance indicators that go beyond global structures and put the focus on each institute, research center and research laboratory that make up these scientific organizations.

With this in mind, this post starts up a series of posts devoted to characterizing the research activity carried out at national research councils and science academies all over the world, through scientometric methods and from an agglutinative perspective. The following table (in PDF format) shows scientometric indicators of research output, impact and collaboration related to Spanish's CSIC research institutes, its main goal does not consist in making a ranking table of CSIC centers, but to highlight some of the differential characteristics involving the research outcomes achieved by these institutes.

In order to show value trends, the table includes three consecutive 5-year periods (2003-2007, 2004-2008 and 2005-2009). Ranking criteria is the output of institutions during the period 2005-2009. Also, the institutes are color-marked to indicate which ones have Normalized Impact values higher than CSIC NI average, which overpass Spanish NI average and which ones fall below.

Beforehand, to help put the information in the table into context, we include here the same indicators referred to CSIC entire institution and to Spain. CSIC represents 15.3% of the total Spanish research output:

CSIC Output % IC NI % Q1
2003-2007 35,429 47.8 1.4 69.9
2004-2008 38,665 48.6 1.4 69.5
2005-2009 41,929 49.4 1.4 68.7
SPAIN Output % IC NI % Q1
2003-2007 230,731 33.3 1.1 49.3
2004-2008 252,422 33.9 1.1 48.4
2005-2009 273,482 34.8 1.1 47.8

The indicators exposed are the following:

Output

The output or number of scientific papers published in scholarly journals reveals the ability of an institution to produce scientific knowledge. Output values are affected by institution sizes and research profiles, among others factors. The Output indicator forms the basis for more complex metrics. At co-authored publications a score is assigned to each contributing institution through the author's institutional address.

International Collaboration IC(%)

This indicator shows the ability of institutions to create international research links through the output ratio that has been produced in collaboration with foreign institutions. The values are computed by analyzing the institution's output whose affiliations include more than one country address.

Normalized Impact NI

Normalized Impact scores indicate the scientific impact that institutions have over the scientific community. In order to obtain a fair measurement of such impact, its calculation removes the influence due to institutions' size and research profile making it ideal for comparing research performance. Normalized Impact values show the ratio between the average scientific impact of an institution and the world average impact of publications of the same time frame, document type and subject category. The values are expressed in percentages and show the relationship of the institution's average impact to the world average, which is 1, –i.e. a score of 0.8 means the institution is cited 20% below world average and 1.3 means the institution is cited 30% above world average. Normalized Impact is computed using the methodology established by the Karolinska Intitutet in Sweden where it is named "Item oriented field normalized citation score average". The long name used is because the normalization of the citation values is done on an individual article level. Further information on the methodology at Bibliometric Handbook for Karolinska Institutet .

High Quality Publications Q1(%)

Ratio of publications an institution publishes in the world most influential scholarly journals. Journals considered for this indicator are those ranked in the first quartile (25%) in their categories as ordered by SCImago Journal Rank SJR indicator.

photoFélix de Moya Anegón is Research Professor at the Institute of Public Goods and Policies (IPP) from the Spanish National Research Council (CSIC), his academic interests include scientometrics, bibliometrics, research evaluation and science policy; he has published around 100 papers in these fields. He is SCImago Research Group's main researcher, where he has leaded renowned bibliometic projects including Scimago Journal & Country Rank, Scimago Institution Rankings and The Atlas of Science. Prof. De Moya is also advisor for Science Policy issues for national organizations of science and technology and research institutions around the world.


 
 

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Les classements d’universités pointés du doigt / la Tribune.fr, 20.06.2011

 
 

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via (titre inconnu) de Blog Centre E. Durkheim le 20/06/11

Un rapport de l'Association européenne des universités critique leur manque de transparence et leurs conséquences négatives.

Shanghai, Times Higher Education (THE), QS… Les classements d'universités se multiplient et font de plus en plus la loi malgré les critiques dont ils font l'objet. Récemment, le QS World university rankings a ainsi décliné plusieurs nouveaux classements par discipline (informatique, chimie, médecine, biologie, sciences physiques et environnementales, arts et sciences humaines). En France, le gouvernement, bien que dénonçant ces classements, ne cache pas sa volonté de voir grâce à ses réformes (autonomie, regroupements…) et au grand emprunt, les universités françaises mieux représentées dans les tops 100 que trustent les MIT, Harvard, Cambridge et autres Stanford et supplantées par les grandes écoles (Polytechnique, Normale Sup…)… lire la suite

paru dans la Tribune, le 20/06/2011



 
 

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